La force du clan

Par : Marie-Anik Shoiry

Après quelques semaines d’hibernation, je reprends la plume pour vous partager ma plus récente péripétie. Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez qu’il y a environ 1 an 1/2, j’ai subi une commotion cérébrale après m’être fermée la porte du coffre d’auto sur la tête (vous avez bien lu, je suis gaffeuse de même moi).

Que pouvait-il bien m’arriver d’aussi farfelu?

La joie des sous-bois

C’est une belle journée d’hiver ensoleillée, au début mars. Le thermomètre oscille le -15 degrés. Mes enfants et moi sommes bien emmitouflés dans nos habits de neige. Nous profitons d’une magnifique journée de ski. Les conditions sont parfaites. La neige bien damée. Pas trop de glace. Pas trop de monde. Nous entamons une dernière pente avant le diner. Mes enfants ont hâte de savourer leur chocolat chaud et d’utiliser le 25 cennes promis dans les machines à bonbons.

Comme tous les enfants, ils adorent skier dans les sous-bois. C’est comme faire un manège, mais en pleine nature. Moi, je suis la mère de 38 ans qui essaie de les suivre. Bien que prudente, j’ai appris à mes dépens qu’il y avait des risques à vouloir faire sa petite jeune dans un sous-bois.

Comme celui de se faire ramasser par un obstacle.

Genre un arbre. Un gros arbre.

L’arbre ne s’est pas tassé

En descendant la côte qui menait aux sentiers du sous-bois, j’ai perdu le contrôle de ma vitesse et de mes skis. J’ai pris une bosse beaucoup trop vite, j’ai fait un semblant de saut pas trop acrobatique… et j’ai frappé un arbre de plein fouet. Je vous jure qu’un arbre, c’est très dur. Suite au choc, à mon souffle coupé, à la douleur au thorax, au ventre et un peu partout dans mon corps, je me suis même demandée si j’allais m’en tirer.

Heureusement, il y a eu plus de peur que de mal. Et une chance que je portais un casque.

Merci à la vie et à ma bonne étoile, je m’en suis sortie avec une double fracture au poignet droit. C’est tout. Je n’en reviens pas encore…Ça aurait pu être bien pire.

Les bons côtés de ne fonctionner qu’avec un bras

Comme je suis droitière, fonctionner avec l’usage de mon bras gauche change un peu mes habitudes de vie. Ça complique certaines choses (notamment attacher un soutien-gorge. Vive le #nobraclub et les brassières de sport). Mais bon, il y a aussi certains bienfaits :

1. Manger plus lentement

Ma main gauche n’est pas habituée à gérer une fourchette. Je mange donc plus lentement. Je profite davantage de mes repas et je digère mieux. Mes enfants se sont même amusés à « faire comme Maman » et on a bien ri. Essayez-le, vous verrez que vous apprécierez davantage le moment!

2. Se sevrer du fer plat

Je ne suis plus capable d’utiliser mon fer plat. Jusqu’à ce jour, j’en étais dépendante. Je le traînerais même en camping sauvage, vous voyez le genre? (Bon, j’avoue que je ne fais pas vraiment de camping sauvage mais si j’en faisais, je l’amènerais). Pour la santé de mes cheveux, l’abstinence du fer sera toutefois assurément bénéfique. Pour le look capillaire, on repassera.

3. Déléguer aux enfants

J’ai délégué certaines tâches à mes enfants. Ils sont vraiment heureux de m’aider. Que ce soit pour vider le lave-vaisselle, mettre la table, préparer la boîte à lunch, déneiger l’entrée, etc., j’ai réalisé qu’ils pouvaient contribuer davantage aux activités de la maison.

4. Relaxer

J’en fais moins et je relaxe plus. Pourquoi faut-il toujours attendre « qu’un truck nous passe dessus » pour se permettre un peu de répit? À chaque souci de santé, je fais le même constat. Faudrait que je finisse par me dompter.

5. Faire une belle découverte

J’ai découvert avec béatitude, grâce à ma fille Juliette, l’usage du dictaphone sur mon téléphone intelligent. J’ai d’ailleurs dicté le premier jet de ce texte. OMG, c’est génial! Mon adorable pré-ado a toutefois tenu à préciser que « Ben là Maman, sérieux! T’es vraiment en retard! »

Le clan : le plus beau des cadeaux

Cette péripétie m’a surtout rappelé la force du clan.

Du fait que seul, on n’y arrive pas. Du moins, on ne va pas bien loin.

De la chance que j’ai d’être entourée de bonnes personnes qui veulent mon bien et qui m’apportent soutien et réconfort. Du pouvoir de l’entraide. Sans la contribution des patrouilleurs du centre de ski, des ambulanciers, du personnel de l’hôpital, de ma famille et de mes proches qui m’ont grandement aidée, je ne serais pas assise, le sourire aux lèvres, à vous écrire ce texte.

Quel privilège. J’en suis extrêmement reconnaissante.

Gratitude et merci d’être là. Merci de faire du bien. C’est l’essence de la vie et du bonheur.

p.s. Le ski en famille, c’est merveilleux. J’ai déjà hâte de recommencer. Mais n’oubliez pas de porter un casque, un jour ça pourrait faire toute la différence! 😉

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