Turning 30, feeling amazing

Par Alexandra Cloutier

Ça y est, elle est là, je la sens arriver. Je n’y échapperai pas. Fini la vingtaine, bonjour la trentaine ! Le fameux «j’ai pu 20 ans» prendra finalement tout son sens.

Et pourquoi cette redoutable trentaine ne me fait soudainement plus peur? Parce que c’est certainement moins pire que la quarantaine (ok bon, très mauvaise blague en temps de COVID)!

Non, tout simplement parce que je réalise que vieillir n’est pas nécessairement plate. En fait, vieillir, c’est une chance que plusieurs n’auront malheureusement jamais.

Mais surtout, parce qu’à la veille de mes 30 ans, je n’ai jamais été aussi en forme. Parce que je viens de passer un été exceptionnel en compagnie de gens qui le sont encore plus. Parce que maintenant, je sais exactement quels cépages j’aime et lesquels je préfère garder pour la visite détestable (!). Parce que justement, je n’en invite plus, de la visite détestable. Parce que je suis désormais capable de sizer en 1 minute ¼ si je vais bien m’entendre avec quelqu’un ou si, au contraire, ça ne cliquera jamais.  Parce que c’est fini de faire des trucs uniquement pour faire plaisir à des gens qui ne sont pas importants pour moi. Parce que j’ai compris que j’excelle dans certaines choses et que je suis complètement pourrie dans certaines autres. Parce que si j’ai envie d’écouter du Danier Bélanger en boucle, bien je le fais.

Au fond, parce que je réalise qu’à 30 ans on se connait beaucoup mieux qu’à 20 ans. On commence à comprendre ce qu’on veut dans la vie, et surtout ce qu’on ne veut pas (was about time!). Parce qu’enfin, on s’assume à 100%!

C’est sur et certain que le «big thirty» peut tout de même sembler terrorisant. Comme le disait si bien les Cowboys «la trentaine, la bedaine, les morveux et l’hypothèque» quoi!  En plus, quand je regarde et je compare où je suis rendue dans la vie par rapport à plusieurs, ça mériterait probablement une petite dose d’Ativan.

Mais pourtant, je n’ai pas envie de voir ce qui s’en vient sous cet angle déprimant. Je préfère me dire que je continuerai à être une «adulescente». Que je vais continuer à parfois boire un peu trop de vin et me coucher trop tard. Que je vais continuer à profiter de chaque instant avec les personnes incroyables qui composent mon quotidien. Tout ça, en gérant le reste de ma vie comme une boss.

Et si un jour, mon quotidien implique de devoir gérer des couches et des petits vomis par-ci, par-là, j’imagine que je trouverai bien le moyen d’en rire! Mais je ne commencerai certainement pas à stresser sur le comment, du pourquoi, du quand et du avec qui tout cela devrait arriver.

Dans le fond, Céline got it all right: Tel est mon destin, je vais mon chemin!

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